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Danse
INAUDIBLE
de Thomas Hauert
ZOO
Belgique/Suisse

Concept et direction : Thomas Hauert

Créé et présenté par : Fabian Barba, Thomas Hauert, Liz Kinoshita/Federica Porello, Albert Quesada, Gabriel Schenker/Sarah Ludi, Mat Voorter

Musiques : George Gershwin, Concerto en fa, Mauro Lanza, Ludus de Morte Regis
Collage musical : Thomas Hauert
Son : Bart Celis
Collaboration informatique musicale : Martin Antiphon (Ircam)
 
Costumes : Chevalier-Masson
Lumière : Bert Van Dijck
18 rue Guillaume Puy
 
15H15
du 7 au 17 (relâche le 12)
juillet 2018
Durée : 1H10

 

Réservation : 04 90 14 07 99

En partenariat avec le théâtre des Doms et Wallonie Bruxelles international
Production : ZOO/Thomas Hauert. Co production : Kunstenfestivaldesarts, Charleroi danse – Centre chorégraphique de la Fédération Wallonie-Bruxelles, La Bâtie-Festival de Genève, PACT Zollverein, CDC Atelier de Paris-Carolyn Carlson, Ircam – Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique, Les Spectacles vivants – Centre Pompidou, Théâtre Sévelin 36, Centre chorégraphique national de Rillieux-la-Pape – direction Yuval Pick. Soutien : Fédération Wallonie-Bruxelles – Service de la danse, Pro Helvetia – Fondation suisse pour les arts, Loterie Nationale, Vlaamse Gemeenschapscommissie, Ein Kulturengagement des Lotterie- Fonds des Kantons Solothurn, Wallonie-Bruxelles International, Wallonie-Bruxelles Théâtre/Danse Studio Charleroi danse – La Raffinerie, Grand Studio, Centre chorégraphique national de Rillieuxla- Pape – direction Yuval Pick. Remerciements : à l'ensemble Les Cris de Paris – direction Geoffroy Jourdain – commanditaire en 2013 et interprète de la pièce Ludus de Morte Regis de Mauro Lanza, festival ManiFeste (Ircam – Centre Pompidou)

 

 

"Hommage à l’interprétation, place à la jubilation de la danse. Inaudible rend lisible par le corps et les gestes tout ce que nous ne percevons pas dans une partition. Signature du chorégraphe Thomas Hauert qui confronte sur scène, interprétations chorégraphique et musicale dans une danse joyeusement décomplexée, inventive et osée". "En résulte une chorégraphie () dense et détaillée, un captivant tissu mouvant qui semble donner une matérialité physique à l’expérience musicale."
"Le chorégraphe utilise des pièces musicales existantes qu’il met en () relation avec des partitions chorégraphiques et improvisations structurées.()"... laisser le mouvement suivre la musique au plus près." Création le 18 mars 2016 au Théâtre Sévelin 36 à Lausanne dans le cadre du Festival Programme Commun"

 

 

De la scène plongée dans le noir, émerge sur la droite un faisceau de lumière éclairant faiblement un monticule mouvant, de personnes aux vêtements colorés se mouvants au ralenti, dans un enchevêtrement, d'où des mains se tendent pour rétablir une verticalité des corps, tel issue d'un radeau de la méduse. Reptations, mouvements figés de la marche, solos classique sur des musiques changeantes, parfois illustratives, les danseurs entament après s'être présentés en ligne sans paroles, certaines figurent, extrêmement captivantes de fluidité, de rapidité de mouvements, avec les bras, les mains ou les pieds, indépendamment du reste du corps. Notamment exécutées par l'une des deux danseuses, toutes d'eux très convaincantes. Ils sont quatre garçons dont un homme âgé, et deux filles, qui dansent avec leurs personnalités et leurs âges divers. S'exprimant sur scène, nous faisant part de leurs capacités à exprimer avec leurs corps, des mouvements venue de la vie quotidienne. Ils s'interrompent au gré de la musique qui les animent, figées. Comme un jouet électrique s'éteint sans électricité. Rien d'inaudible, si ce n'est un sens indéfinissable, irracontable, car probablement absent. Les habits colorés fait de vêtements courants, soigneusement assortis de façon inhabituelle, crée des costumes de scène, personnifiant et magnifiant les danseurs. Les musiques, dont des  morceaux classique, et de comédies musicales des années 80 américaines, très présente, semblent conditionner l'environnement de danse choisis par les danseurs, en groupe ou individuellement. La musique ne s'arrête que peu avant la fin de la pièce, le temps d'un silence total après une chorégraphie. L'on entends alors plus que le bruit de la respiration des danseurs au repos. D'où peut être le titre de la pièce.

mercredi 11 juillet 2018