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Théâtre
LE CABARET DE MONSIEUR PANTALONE
d'Hacid Bouabaya
Cie Joker
Création 2017

Mise en scène : Hacid Bouabaya

Interprètes : Eléonore Louis, Barbara Monin, Hacid Bouabaya, Kordian Heretynski

 
13 rue du Pont Trouca
(donne rue Thiers, rue Guillaume Puy)
22H10
du 6 au 29
(relâche les 10, 16, 23)
juillet 2018
 
Durée : 1H
 
Réservation : 07 82 18 26 17

Co production : l'Escalade.  Avec le soutien : du conseil régional des Hauts de France, de l’ADAMI et des conseils généraux du Nord et du Pas de calais.
 
"La compagnie JOKER a vu le jour en Mai 1990 avec l’association de deux comédiens passionnés de masques : Hacid Bouabaya et Barbara Monin. Nous cherchons à créer un théâtre exubérant et spectaculaire, un théâtre de dérision qui jette un œil sans complaisance sur notre monde. Mais c’est le plaisir qui est le véritable moteur de notre travail, plaisir du rire et de la démesure, plaisir partagé des spectateurs et des comédiens, plaisir de créer, de réinventer à chaque représentation. Plaisir de la générosité et de l’émotion.""Depuis sa création la compagnie a créé 13 spectacles, effectué 1400 représentations en France et à l’étranger, accueilli près 350 000 spectateurs, visité 6 pays, remporté le prix du Public à Dax, et participé 9 fois au festival d’Avignon !".

 

"Après le succès du Baron de Münchhausen et des Burelains en 2015, la Compagnie signe avec ce cabaret un retour aux masques. Pas de quatrième mur dans ce spectacle. Quatre personnages «comédiens-musiciens-chanteurs» entraînent le public dans leur univers au rythme des numéros de cabaret. Julien Pantalone, vieillard de 85 ans, comédiens et chanteur à ses heures, a décidé de monter un cabaret. Il s’est entouré de Zanni, son fidèle serviteur, spécialiste des calembours et des pirouettes linguistiques, de Nathaliandre, chanteuse lyrique un brin illuminée et de Christian Quinquet, mélomane violoniste qui ne jure que par la musique classique et le rock’n roll ! Chant, musique, magie et improvisations sont au menu de ce spectacle inventif et réjouissant. «Qu’est-ce qu’on attend pour être heureux ? Cela pourrait-être la devise de la Cie JOKER qui dégage un bonheur de jouer qui par les temps qui courent fait plaisir à voir ! » (la VDN ) « Fidèle à ses habitudes, la cie JOKER traque le rire, le geste prime sur la parole. Un langage et un univers s'installent. La magie n'est toujours pas rompue. » (Femina) "

 

 

 

C'est une triste histoire, à la Molière, de type foraine, jouée par une fameuse troupe.  La Cie Joker, qui a joué et joue encore, le très fameux "Les Burelains", éclatant de drôlerie et avec une fabuleuse mise en scène et en décor. La Cie s'attaque au registre et aux pièces dont elle a envie, modernise le genre du récit auquel elle s'attelle, le travaille, y ajoute des éléments d'actualités, répète et répète pour trouver la perfection du jeu et du chant, c'est ce qu'on peut supposer en les voyant jouer. Il y a de fins moments, de jeu avec le public, à qui par exemple un des quatre personnage toujours masqué de cuir, demande d'imiter le cri que fait la biche, ceci en mimant le visage supposé d'une biche, ce qui nous fait rire puisqu'on sait, ne pas le connaitre, ne pouvoir répondre à cette question posée comme évidente, et parce que la mimique est comique. Quand le public est interpellé par les comédiens, c'est toujours avec tact. Si Mr Pantalone, tragique et philosophe, le maître en habit noir, joue à ne pas savoir chanter, des chants à plusieurs voix sont sublimes, dont celle de la cantatrice émérite du cabaret. Celui qui endosse le rôle du valet dans de telles histoires, de même corpulence que lui, est le régisseur du cabaret, il est celui qui fait des confidences au public, engage la conversation. Roublard, il nous dit, avec l'accent du midi (qu'il a pris depuis le début, tandis que la compagnie est du Nord) : "Moi avec mes olives... je fais un peu de l'huile...." , "c'est bon... dans une salade avec un peu des tomates, et des ...", phrase qu'il voudrait poursuivre, interrompu par son interlocuteur. Dit en marmonnant, avec un regard qui en dit long et un petit sourire, les yeux baissés, sa façon est vraiment drôle, en réponse à une utilisation plus détournée des olives dans l'histoire, déclenchant le rire, comme l'histoire de la biche. Ce qui est triste est que Mr Pantalone, le maître philosophe, nous dit qu'il faut partir car nous serions trop nombreux, et nous parle des souvenirs qui remplissent une vie. Ses réflexions sont une digression dans la pièce, quand en confidence, il dit avoir peur de ce qui peut arriver quand une foule en délire, même contente, célèbre la victoire, à propos de la coupe du monde de football qui vient de se terminer. Il dit bien d'autres choses sur des sujets politiques et sociaux, l'état de notre société. Ce qui dépasse un simple moment de cabaret. forain, et ne dénote pas avec son genre Commedia dell'arte.

le dimanche 15 juillet 2018

 

 

(les textes sont susceptibles de modifications en cours de Festival)