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Théâtre citoyen, à partir de 12 ans
L ETABLI
d'après le roman de Robert Linhart
 
Cie du Berger

création 2018

D’après le roman : L'Etabli, de Robert Linhart, Les Éditions de Minuit, 1978, et son concours

Mise en scène : Olivier Mellor

Interpretes : Aurélien Ambach-Albertini, Mahrane Ben Haj Khalifa, François Decayeux, Hugues Delamarlière, Romain Dubuis, Éric Hémon,  Stephen Szekely, Vadim Vernay, Severin Jeanniard, Olivier Mellor

Régie Vidéo : Mickaël Titrent
Régie Son : Benoit Moreau
Régie Lumière : Olivier Mellor
Régie plateau : Corinne Corme, Marie Laure Boggio

13 rue du Pont Trouca

 (donne rue Thiers,

prés de la rue Guillaume Puy)

 
12H50
du 6 au 29
(relâche les 9, 16, 23)
juillet 2018

Durée : 1H30

Réservation : 04 32 74 18 54

 
 
 

 

 

"Septembre 1968. Robert se fait embaucher comme ouvrier spécialisé à l’usine Citroën de la porte de Choisy. Il devient «établi». L’Établi est l’histoire d’une grève. Une épopée pleine de bruits, de gestes répétés, de paroles d’ouvriers, de solitude, de découragement, et aussi de joie et d’espoir, de solidarité et de fraternité. Musique industrielle en live, mur d’acier, fumée, odeurs, vidéos, tout immerge le spectateur dans cette expérience humaine : ces mois de chaîne, avec les méthodes de surveillance et de répression, la résistance et la grève. Robert Linhart raconte magistralement ce que c’est, pour un Français ou un immigré, d’être ouvrier dans une grande entreprise de la région parisienne".

 

 

 

 

Voila de quoi rétablir sa croyance en la capacité de droiture de l'être humain. Ceci parmi l'histoire des employés de l'usine Citroen de la porte de Choisy à Paris, en 1968. Des Français et des émigrés s'y embauchent. Dans l'usine ils sont placés non seulement par compétences, du moins qualifié au plus spécialisé, mais aussi par nationalité. Surtout en fonction de l'usine Citroen, puisqu'il y en a deux au moins à Paris même. La cadence de travail, bien que n'ayant rien a voir avec aujourd'hui, est ce qui prime pour les contremaîtres, eux mêmes sous la coupe du grand patron de l'usine. L'immigré sans papier, souvent malmené est aussi apprécié comme main d'œuvre : il  ne peut que tout accepter, sera renvoyé à la moindre considération de déficit de temps ou qualité de son travail, souvent sans lui payer ses heures supplémentaires, ce sont des employés toujours disponibles. Il y a l'amour de son travail, de l'ouvrier agé qui a passé sa vie à l'usine, les plus jeunes qui y débutent une carrière, gravissant les échelons, comme cela existait à l'époque. Mais aussi, un de ceux ci, mis au placard, relégué à la garde d'un cagibi sans rien a y faire, pour le pousser à la démission, lui enlevant un réel travail gratifiant celui qui est consciencieux et passionné, lorsque l'intelligent homme, peut être plus cultivé que les autres, se joint à un syndicat d'ouvrier en train de se monter.

La pièce est esthétiquement réussi quand à ces décors, costumes, lumières, mise en jeu. Dont des vidéos, extraits de journaux télévisés ou de films où l'on voient des rues de Paris avec les voitures de l'époque, ainsi que des images de grève et de manifestation, du travail d'usine où le fer s'enflamme au fer à souder, les gros titres d'articles de journaux de l'époque, parfaitement intégrés à l'histoire. Les personnages sont rapidement attachants. Les lumières et couleurs sont belles, l'ambiance théâtrale, pour exprimer avec de la tôle et de la fonte, l'univers gris et froid de l'usine, rehaussé de couleurs. De caractère ancien, par le souci de ses détails et de son esthétisme, la scénographie de la pièce est aussi moderne et actuelle. Le spectacle affiche complet. Nous restons captivés 1H30 et on en ressort, sur une chanson optimiste des années 70-80, très connus, des Beatles, dynamisés et contents.

(texte en cours de rédaction)

dimanche 22 juillet 2018

 

 

anecdote de la représentation