accueil
 
Cirque/ danse acrobatique, à partir de 7 ans
Somos
de Wilmer Marquez, Edward Aleman
 
El Nucleo
Colombie/Normandie
 

Avec : Wilmer Marquez, Edward Alema, Jonathan Frau, Diego Ruiz Moreno, Jimmy Lozano et Cristian Forero –

Régie lumière : Arnaud Guillossou
 Régie son : Laurent Lecocq

 Production/diffusion : Fanny Fauvel  Administration : Isabelle Van Daele

 

 
 
L'Occitanie fait son cirque -Ile Piot
 
21H10
du 9 au 21
-relâches les 12 et 17-
 juillet 2018
Durée : 1H
Réservation : 04 90 83 66 09

 

 
Coproducteurs : CIRCa et Odyssud – Blagnac  Partenaires : DRAC, Conseil Général, Normandie, CDN et Ville de Rouen (76), Conseil Départemental Seine Maritime, ODIA Normandie, dans le cadre de l’aide à la diffusion en Avignon. La Brèche, Pôle National des Arts du Cirque de Cherbourg Octeville (50), Le Cirque Théâtre d’Elbeuf, pôle national des art du Cirque de haute Normandie (76) Le Carré Magique, Pôle National des Arts du Cirque de Lannion (22), L’Agora, Pôle national des arts du cirque de Boulazac (24), Atelier 231, Sotteville les Rouen (76), Communauté d’agglomération de Caen par «Eclat(s) de rue » – Ville de Caen (14), Théâtre les 3 T, Châtellerault (86) Espace jean Vilar, Ifs (14), Le Polaris, Corbas (69), La  SPEDIDAM
.
Le Duo de porté acrobatique formé par Edward Aleman et Wilmer Marquez, fondateurs de la Cie de cirque El Nucleo, artistes colombiens formés en France dans une école supérieure de cirque. est rejoint, sur ce projet, par 4 artistes colombiens, danseurs et acrobates, désireux de se retrouver après leur départ de la Colombie, tous issus du même quartier de la capitale colombienne, avec des parcours parallèles entre Châlons, Bruxelles et Bogota. Le projet est de croiser le hasard de ces destins, aux thèmes chers à la compagnie El Nucleo : les questions d’identité et de place dans le monde. Somos vient clore un cycle de quête artistique entamé à travers Quien soy?, puis Inquiétude axé sur la relation à l’Autre. "Ce projet, nous tient à cœur car aujourd’hui, plus que jamais, le monde a besoin de réaliser que c’est ensemble que l’on peut changer les choses. Que c’est ensemble que nous pouvons avancer plus loin et qu’il y a urgence à nous rassembler ! ».

 

 

«Nous sommes», ensemble et individuellement titre le spectacle. SOMOS, transpose la langue des signes en langage acrobatique pour évoquer la beauté et la difficulté de ce qui réunit les hommes. La compagnie El Nucleo donne à voir, à la frontière du cirque et de la danse, une pratique joyeuse et déterminée de l’humanité. L’exploit physique y est nécessairement commun, il suppose dur travail, répartition des forces, dialogue, confiance, appui et persévérance" Les artistes explorent physiquement les thèmes de la destinée, de la fraternité, de la famille, de la lutte collective et individuelle pour la liberté….

 

 

 

Le public est composé de gens jeunes, aux épaules nues, pantalons souvent noirs, larges et souples à la cheville, chaussées de sandales, de type années 70 de nos jours. Maîtres de leurs corps avec aisance, minces, vifs. Il y a aussi des programmateurs, à chemises blanches sur shorts longs beiges ou noirs, sacoches en bandoulière. La salle se remplit. Une voie de femme préviens que nous allons entrer pour une heure dans un univers particulier comme une bulle dans le temps, d'éteindre nos téléphone, nos appareils photos, de ne pas se renseigner sur le match de foot de coupe du monde en cours, France-Belgique.

Somos : de la pénombre émerge un homme. Des ombres derrières les projecteurs qui se sont allumés, le poussent, son corps s'auréole d'une poussière qui accroche la lumière. Bruits d'hélicoptères qui enflent, bourdonnent. La scène se fait tranchée, territoire de guerre aux ennemis d'abord invisibles. Le début du spectacle, où une musique anglo-saxonne mêlée de sons divers, semblent chorégraphier l'ensemble, dessine une histoire, une trajectoire teintée de poésie. On est à l'aube, à l'aube des temps, des guerres préhistoriques à celles des années 1900 où plus récentes. Puis la danse se concrétise en se précisant avec un changement d'époque, des paroles, t shirts simples, musique, qui évoquent West Side Story. A la comédie musicale se succède des intermèdes plus spaciaux, des sketches, toujours guidés par cette prenante musique qui varie et rythme comme un pendule, les figures de danse acrobatique qui s'enchainent.
Suite à une première partie sous forme d'histoire onirique, vient une seconde faite d'exercices répétés, illustrant le sens du labeur, l'altérité des choses, la facilité que donne l'addition des possibles de chacun. Les outils du décor et de l'exercice du faire, matelas de sol, talcs, sont utilisés comme faisant partie de l'histoire. Une histoire où la disparition, et la dureté du travail à sa place, peut être parce qu'en hommage à un des leurs -selon la banderole en ce sens, déroulée à la fin-, la lutte récurrente, le défit, le jeu, le travestissement, moments de la vie qui font se confronter aux autres et à soi même, dont face aux événements qui nous dépassent.

Sans paroles à comprendre, si ce n'est entendre à un moment des bribes d'espagnol, le spectacle est international, pour de jeunes adultes, des ados, ou des personnes plus âgées. Il y a aussi sous forme de dérision, des pas de danse classique, base de la danse contemporaine, appréhendés par la compagnie circassienne d'acrobates.

mardi 9 juillet 2018