Festival 2019
 
Théâtre musical, à partir de 13 ans
On voudrait revivre
d'après les chanson de Gérard Manset

Mise en scène : Chloé Brugnon

Scénographie : Félix Taulelle

Interprètes : Maxime Kerzanet, Léopoldine Hummel

Lumières : Hugo Dragone

Son : Mathieu Diemert

Costumes : Jennifer Minard

116 rue Carreterie
(part de le Porte St Lazare)
 
11H
du 6 au 22
(relâche les ma 9, 16)
 juillet 2019
 
Durée : 1H25
 
Réservation :  04 90 39 57 63

 

 

Critique :

"On voudrait revivre" est  un ovni théâtral par l'univers et les émotions diverses qu'il transmet. Une grande beauté évocatrice, par la musique, jaillit comme lors d'un vrai concert, à certains moments, avec une attention montrée pour  le jeux des notes qui composent un morceau (notes alliées à d'autres notes accompagnant les premières, jouées l'une après l'autre, puis plus rapidement toutes ensemble), et sa mise en scène, avec un sol étoilé (tissus noir avec étoiles dorées) qui devient les lumières de la ville la nuit, vue du ciel tandis que des anges dans les nuages veillent (les deux protagonistes du spectacle), lors d'un final musicalement et émotionnellement, fort, mais avec la tonalité d'une messe religieuse d'oraison, sinistre et grandiose.

Ce n'est pas un concert. Sur un coin de scène il y a des instrument de musique, un jeune homme sympathique, à la fois comique et sérieux explique au public qu'il aime avant une représentation, contextualisé ce dont il va nous parler. D'un humour prometteur, il raconte l'enfance dans laquelle il a baigné, avec des tableaux notamment d'un peintre abstrait qu'on trouve dans les musées, que son père aimait collectionner. Il a grandi donc dans un milieu artistique et musical. Ce qui l'amené à s'intéresser à l'auteur Gérard Manset, de l'époque des alors jeunes compositeurs dont Julien Clerc. Gérard Manset, personnage à part, un peu bizarre, auteur qui voulait rester en retrait, n'accordait que peu d'interview, dont on en entendra plusieurs dont une plus particulièrement, avec les voix radiodiffusées de l'époque, un phrasé qui semble à notre époque, précieux, des mots et récits spontanés et parfois un peu abracadabrant (sans le formatage d'aujourd'hui, avec conseillés pour tout, à l'heure ou on mesure ses propos, qui seront décortiqués, utilisés, encourant des risques pour soi) de gens décalés, avec une certaine idée du monde qui n'est pas la plus positive, et qui l'assume.

Sur ce coté de scène, il y a une vieille radio, avec en dessous des bobines d'enregistrement qui tournent, une lumière tamisée, un piano électrique. La jeune femme, qu'on verra chanter des textes de l'auteur célébré, journaliste qui interviewe Gérard Manset, le jeune homme jouant son rôle, qui redeviendra plus tard celui qui raconte, dans des allers retours fiction et dit réel.

Dimanche 14 Juillet 2019

 

 

Pitch :

"Un studio d’enregistrement reconstitué. Un espace confortable et tranquille, un Revox, un piano, une guitare et d’autres objets plus insolites. Un lieu tout à la fois intime et collectif. Quelques notes retentissent. «Mais où sont passées les lumières qui nous guidaient ?» À l’origine de ce projet, il y a la découverte d’un talent à part dans le monde de la chanson française. Un artiste inclassable et déroutant qui préfère le travail en solitaire, loin du public et des médias et qui ne s'est jamais produit sur scène : Gérard Manset. Vient alors un désir, une folie : partager cette musique, sans faire un concert, avec les outils du théâtre. Léopoldine Hummel, révélation récente de la scène chanson, et Maxime Kerzanet s’emparent de cet univers énigmatique sous le regard de Chloé Brugnon. Entre musique et théâtre apparaît alors un dialogue tendre et exubérant, un voyage poétique qui met à jour nos beautés et nos failles et nous invite à entrer dans le rêve".

 

Production,  soutiens, histoire de la Compagnie :

Production : Compagnie Claire Sergent.  Coproduction: : Comédie de Reims-CDN, Théâtre Antoine Vitez (Ivry-sur-seine), Salle Vasse (Nantes). Soutiens : CDN Besançon Franche-Comté, DRAC Grand Est, Région Grand Est, Conseil départemental de la Marne, ville de Reims, SPEDIDAM.
Spectacle sélectionné et soutenu par la Région Grand Est

"La Compagnie Claire Sergent a été créée en 2012 par Chloé Brugnon. Au cœur de ce projet, il y a des écritures en recherche, qui questionnent notre quotidien et lui rendent sa part de magie, d’étrangeté et d’extraordinaire. L’intuition que le théâtre est un lieu de cohésion qui transforme une expérience intime en une expérience commune. Le théâtre que nous rêvons est un laboratoire ouvert qui dissèque le vivant, qui donne à voir notre beauté et nos failles ; lieu d’observation et de perception où spectateurs et acteurs voyagent ensemble à travers les mots, les sons et les images que nous construisons. Il y est question de voyage, de nostalgie, et de solitude parfois. D’animaux fantastiques et de poésie surtout.  Une poésie tout à la fois discrète et excentrique, pudique et populaire, comme Gérard Manset."