Festival 2019
 
Théâtre, à partir de 12 ans
   Un président aurait pu dire tout ça    
   de Nicolas Ducron         
  Compagnie H3P      
  1ère à Avignon        
Scénographie : Grégoire Faucheux
Interprètes : Nicolas Ducron, Christophe Genest

Vidéo/son : Laurent Doizelet

Collège de la Salle
3 place Pasteur
(prés des rues, Carreterie, Guillaume Puy, angle Puits des Allemand)
Atelier
 
18H15
du 5 au 28
 (relâche les lu 8, 15, 22)
juillet 2019
Réservation : 04 65 00 02 33

 

Critique :

C'est l'histoire du déclin du socialisme à partir d'un portrait de François Hollande, que l'auteur-interpréte à voulu décrire et dont il inventé une partie l'histoire. C'est un bon comédien, à la diction parfaite, qui imite notre précédent président à qui il ressemble, juste à l'aide de lunettes et d'un costume à l'ancienne. Les mimiques et le coté marionnettes, c'est sur une vidéo en arc de cercle, où les hommes et femmes de son gouvernement apparaissent, avec leur tête comme découpée, mobiles, sur un corps supposés être le leur, un peu plus petits. Ils ont alors des grosses têtes, qui se balancent au gré  de son discours, tandis que des mains ils tapotent, leurs cuisses ou leurs mains, pour mieux manifester, exaspération, courroux, air dubitatif.

Sur vidéo, le metteur en scène, d'abord explique son souhait de nous parler de Hollande, son goût pour cette homme qui lui parait, un peu plus intègre, qui était là juste avant la fin du socialisme, et le début d'une nouvelle ère de président, de façon de gouverner. Le dernier à avoir une part de sincérité, de sens de sa mission, d'un sens de responsabilité par rapport à ses concitoyens (on ne saura pas ici encore qu'il à laissé faire le premier des attentats -celui des journalistes- qui aurait pu être évité et à été fomenté par la force de renseignements de son prédécesseur, avec l'aval de son ministre adéquat). Puis le metteur en scène, s'interroge sur la politique en général, fait part de ses doutes. On a du mal a reconnaître celui qui joue le Président Hollande, qu'on voit plus tard tenir les têtes de deux de ses femmes qu'il tient par les cheveux de leurs marionnettes. L'auteur s'est attaché à présenter l'homme comme volage ce qui l'a amusé. C'est trois têtes à cheveux longs de femmes alignées qu'on voit ensuite sur un canapés, oubliées, après que, de ses deux mains, il ait chorégraphié le souvenir d'une joute verbale d'insultes entre Ségolène et Valéry, se détestant et se jalousant cordialement, officiellement, ce jour.

Selon lui même, un président se doit de mentir à ses concitoyens, qui attendent cela de lui. Régulièrement il demande s'il peut avoir un petit gâteau,. un jeune homme à  lunettes, lui apporte une boite de calisson d'aix

Jeudi 25 juillet 2019

 

 

Livret :

"Variations politiques, poétiques, économiques et amoureuses autour de François Hollande. « "Je vais vous dire qui est mon adversaire. Mon véritable adversaire. Il n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa candidature. Il ne sera donc pas élu. Et pourtant, il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance» (F.H. discours du Bourget) « Il y a eu Margareth Thatcher puis Tony Blair. Tony Blair c’est l’abdication du socialisme. C’est fini. Ce qui compte c’est qu’à la city ça tourne bien, que les riches s’en mettent bien les poches et qu’on ait la paix sociale. Hollande, c’est Blair après Thatcher. Ça revient au même. » (interview de Monique Pinçon-Charlot, auteur de « la violence des riches ») Lui, président, il a promis de combattre la finance Lui, président, il a voulu taxer à 75% les revenus supérieurs à 1 million d’euros Lui, président, il a créé le CICE
Lui, président, il n’a pas inversé la courbe du chômage Lui, président, il a nommé ministre Emmanuel Macron… Le cas Hollande est tout à fait remarquable à étudier pour disséquer et interroger la politique en France depuis une quarantaine d’années. En dépit de toutes ses promesses, il s’est inexorablement confronté au pragmatisme et au monde de la finance. De quoi nous questionner sur le présent… et l'avenir Le personnage est de surcroît romanesque, improbable Don Juan, pathétique ou sympathique, drôle… Bref, un vrai personnage de théâtre"

 

 

Soutiens, Infos sur la Compagnie :

La compagnie H3P (Compagnie Hyperbole à trois poils) est basée dans les Hauts-de-France à Boulogne sur mer. Elle a déjà présenté 5 spectacles à Avignon : "le médecin malgré lui", "le cabaret des engagés", "la naissance du carnaval", "l'enfant de la montagne noire" et "la belle vie" par les fouteurs de joie. Nicolas Ducron a été formé à l'Ensatt(rue Blanche) à Paris. Il a joué sous la direction de Declan Donnellan, Richard Brunel, Benoît Giros, Laurent Fréchuret, François Rancillac, Pierre Pradinas, Anne Bourgeois, Laurent Hatat, David Arribe. Il est auteur, metteur en scène, multi-instrumentiste, chanteur...

 

"Un président aurait pu dire tout ça" est le premier spectacle d'une nouvelle recherche artistique, qui met au centre du processus théâtral une question de société, ici, nous regardons la politique en France sous la 5ème république.

 

 

 

anecdote autour de la représentation