Festival 2021
 

  Edito du 21 juillet 2021 aux  Festivals d'Avignon

 

 

Après le 21 juillet qui par la volonté gouvernementale sonne le glas des réjouissances sans entraves des Festivals d'Avignon, les touristes et visiteurs occasionnels ont tournés les talons, la ville est presque vide (avec à peine d'exagération), la canicule aussi s'est abattue sur la ville, sous un soleil trop chaud sans assez de vent. Le refuge sont les bus bien climatisés, les buvettes de spectacles qui servent largement des glaçons sirop et eau bien fraîche (pas ce celle qui restreignent leur portion la fois d'après (suite réseau LaT), ou mettent de l'eau du robinet !), et bien sur les théâtres (la plupart, bien climatisés). Les bus semblent des seuls ne pas nous en vouloir, avec leur bienfaisante et régénératrice climm qui souffle comme il faut, prodiguant du vrai froid, un délice pour revivre le temps du trajet. Car grrr est partout par tous à propos de cette inquisition nouvelle, inappropriée.  Mais il semble que le In, ses ouvreurs et dirigeants pour la plupart se rangent à l'Autorité et plus encore léchent l'affaire en trouvant ça intelligent, c'est écoeurant !  D'autres théâtres dans le centre ville, des grosses machines (de ceux qui arrêtent la climm en cours de spectacle) acquiescent sans broncher, ont l'air même de trouver ca tout bien.

Heureusement quelques théâtres du Off ont gardés l'esprit 68, et là le discours est juste normal : "On espère (ait) une dérogation pour le Festival d' Avignon". On ne comprends pas cette sanction à dix jours de la fin du Off' (et quatre du In)..

Il faut se demander qui écoute le Président, qui le dirige ainsi. On dirait que toute cette énergie positive qu'est le Festival ne compte pas pour ce gouvernement qui n'apprécie pas beaucoup la Culture, mais préfère sans doute le Foot. Quelle mouche a piqué le Président ? Pourquoi à t-il mis au Ministère de la Culture une pharmacienne ?

On est une partie de la population à être furax, ce qui rend de furieuse humeur pour toute les journées. Quand on ne doit plus choisir les spectacles que parce qu'ils sont joués dans un théâtre de moins de 50 places (sans en dénigrer la qualité, une occasion d'ailleurs de voir d'authentiques spectacles artisanaux), qu'on ne peut plus profiter de lieux publics comme la bibliothèque parce que "ils" ont décidés que "puisque leur capacité était de plus de 50 personnes, ils allaient imposer le Pass sanitaire" (alors qu'en ce moment la bibliothèque est presque vide, qu'on aurait pu sans problème y entrer, s'il y avait eu une jauge de moins de 50 personnes décidée, par exemple, ou de laisser tel tel secteur ouvert librement). C'est une injustice totalitaire, une brimade ni plus ni moins pour la Culture, pour le Festival. On met les pauvres théâtres dans l'obligation d'obéir à une loi tombée abruptement, absurde, d'obéir ou de se voir infliger une amende très très chère, dissuasive. Les professionnels, qui comptent le plus dans ce Festival, sont probablement plus généralement vaccinés (côtoyant beaucoup de monde), tant pis pour les autres, les spectateurs.

Le peuple a bien défilé le 19 (photo en fond de page) dans les rues, avec les mots :  "M. ton Pass on en veut pas !", et "Liberté !" mais Mr P attends les prochaines élections. Peut être espère t-il se faire bien voir ainsi de ceux qui n'aiment pas la culture, qui s'en moquent ?  Mais au fait est ce qu'on a encore le droit d'écrire ça, de dire qu'on est pas d'accord ?"

vendredi 23 07 21

 

Reprenons nous et profitons des beaux spectacles à découvrir dans les petits théâtres, qui nous feront oublier les grands commerciaux qui nous réclament notre QR code, il se peut bien. Beaucoup de théâtre se mettent en dispositif 49 places d'ailleurs, intelligent ! Pour ce qui est du temps, dans le midi il change vite, le mistral bienvenu est attendu