Festival 2021
 
Fragments
de Hannah Arendt
 
 Bérengère Warluzel -Charles Berling
 
Châteauvalon-Liberté, scène nationale
 
Adaptation et interprétation : Bérangère Warluzel
 
Metteur en scène : Charles Berling
Assistante à la mise en scène : Faustine Guégan

Avec : Bérengère Warluzel, Romane Oren, Ysaure Oren, Guilad Oren, Ariel Oren

Régisseur lumières : Théau Rubiano

Régisseuse générale : Claire Petit

 
Présence Pasteur
13 Rue du Pont Trouca
 (Ecole Pasteur,
entre Rue Louis Pasteur et Rue Thiers)
11H00
du 7 au 28  juillet 2021
relâche les 8, 15, 22  juillet 2021

Durée : 1H15

Réservations / Informations :
 04 32 74 18 54  /  07 89 74 20 05
ou Festival Off

Production Châteauvallon-Liberté, scène nationale.  Coproduction La Criée, Théâtre national de Marseille

 

 

spectacle intelligent, historique, théâtral, à voir !

 

       Critique :

Alors qu'on en entre dans la salle, autour d'une table sur scène des gens s'asseyent, des enfants aussi ont pris place, parmi eux des marionnettes en pieds, dont  celle d'une dame âgée, une colonne de faux livres assembmblés dangereusement haute dans un coin, dans le brouhaha enregistré de personnes qui parlent et s'installent avant une conférence. Des tonalités rouge et blanc prédomine.

Une jeune femme arrive portant une autre colonne de (vrais) livres, elle marche lentement, les lumières de la salle baisse, le spectacle commence.

Sa voix est asses basse, lente, ses propos sont vastes, expliquent par un large détour le sujet principal d'une pensée mise en lumière, et des  faits de sa vie et du monde en général. On est dans une pénombre éclairant partiellement l'endroit où elle se trouve, encombré, de la lumière vient d'en haut, comme à l'abri, dans les coulisses avant l'exposition publique de l'événement qui réunit ces gens, sa présence.

Hannah Arendt, philosophe, écrivaine, qui a vécu la déportation, est l'invité, des jeunes filles maintenant lui posent des questions et elle y répond. Nous sommes dans un autre espace temps.  Elle est à droite de la scène, la jeune fille à gauche, qui laissera sa place à la suivante, dans un presque face à face. Aprés des questions générale sur sa théorie sur le fait de penser, des questions arrivent sur sa déportation, la place des femmes à son époque, ce qu'elle pense de l'époque actuelle, et de faits précis.

Ces questions sont posées à une dame âgée. Celle-ci se remémore sa jeunesse, et redevient jeune, interprétée par la comédienne qui endosse les deux rôles, matérialisé par une jeune fille qui vient s'asseoir prés d'elle dont elle approche son visage du sien, presque identique. La comédienne-Hannah Arendt révèle d'autres aspects de sa personnalités,  monte sur une table pour y danser,  au cours des péripéties de sa vie et de ses réflexions.

J'ai beaucoup aimé ce spectacle, pour autant j'ai écrit sur lui trop tard, je ne connaissait cette personne que de nom, je n'ai pas bien compris ou j'ai oublié, l'essence de sa réflexion, et ma mémoire a oublié des épisodes plus concrets de sa vie, son mariage s'il a eu lieu, sa façon d'échapper aux nazis (est ce bien ici qu'on en parlait ?).

Le récit de sa vie est aussi bien sur le témoignage d'une époque et elle parle, il me semble, des avancée sociale qu'elle a vue arriver, du temps de travail raccourci permettant aux êtres humains d'obtenir un jour de congé dans la semaine, de ce qui faisait que certains échappaient aux allemands pendant la guerre faite par Hitler aux Français, un coup de chance, le destin, pas grand chose il ne fallait à cette époque, pour basculer de l'autre coté, partager le sort de milliers de déportés. A t elle bien parler aussi, de la façon dont ils ont vécus le commencement de la déportation,  croyant au début qu'ils étaient déportés pour aller travailler, car rien n'était dit par personne. Jusqu'a ce qu'il soit découvert à quoi servait les cheminée des camps de travail. Cette ignorance faute d'avoir pu être suffisamment critiques, enquêter, à permis l'horreur de se déployer.

Dommage de n'avoir pris de photos pendant le spectacle, tétanisé par le In obsédé d'empêcher d'en prendre, le coté conférence public comédiens pourtant, instaurait un climat tolérant. A la fin les spectateurs installés à gauche sur la scène, ont salués avant de partir les comédiens. Etaient bien des spectateurs lambdas  a qui on avait demandé de s'installer là, avec une posture particulière ? I Ils lisaient le flyers du spectacle, feuilletaient leurs prospectus. Puis quand la pièce a commencée, ils ont accentués une posture fixe, se tenant en arrière, comme des gens se faisant bronzer sur un transat, c'est à dire passif à l'histoire se jouant devant eux, "au spectacle", buvard  de ce qui est représentée, comme les spectateurs d'un film où on n'a pas à intervenir, immobiles et penchés comme dans un tableau d'Edward Hopper;

Le thème portait sur le fait de "penser", "par soi même". Ah oui j'avais oublié. Mais peut être alors que une bonne partie de ce que j'ai écris n'était pas dans cette représentation ? Je pense avoir gardé le souvenir des événement plus que du fait de discourir sur la pensée. Le fait de penser, nécessaire pourtant, qui entraîne la réflexion indispensable au libre arbitre. Avoir un avis et le défendre, parce qu'on a réfléchi et débattu sur le sujet. Ou penser comme laisser vagabonder son esprit à partir d'une idée, d'une chose regardée, laissant ouverte les possibilitées poétiques d'associations imaginées, la créativité, l'invention originale, inusité, nouvelle et ingénieuse, venant de la pensée.

19 juillet 2021

(en cours)

 

 

        Résumé :

"Bérengère Warluzel et Charles Berling nous invitent, à travers les mots d’Hannah Arendt, à aimer cette faculté inhérente à la nature humaine : penser. Non, ce n’est pas réservé à une élite, bien au contraire. Penser peut être une aventure joyeuse pour chacun, en plus d’être une jubilation et un enthousiasme qui se partagent. «L’essentiel pour moi, c’est de comprendre : je dois comprendre» dit Hannah Arendt. Au fil de ses textes philosophiques et politiques, mais aussi, et c’est moins connu, ses escapades poétiques, Hannah Arendt a construit une oeuvre singulière et majeure. Bérengère Warluzel y a plongé, en a choisi ces "Fragments" qui résonnent particulièrement aujourd’hui. 
Une table, des chaises, les notes d’un piano… Ce n’est pas une biographie mais un parcours ludique, une traversée partagée qui ouvre l’accès à la liberté de penser par soi-même et pour soi-même. «La pensée […], conçue comme un besoin naturel de la vie […] n’est pas la prérogative d’une minorité, mais une faculté constamment présente en chacun de nous.»
Celle qui voulait avant tout «penser sans entraves» s’adresse à nous et nous invite à suivre sa voie pour trouver la nôtre".