Festival 2021
 
La Petite géante
d'après Philippe Dumas
d'Anaîs Loosfelt, Franck Chevallay
 
Cie Sol en scène

 

Mise en scène : Franck Chevallay

Interprètes :  Pianiste/conteuse : Anaïs Loosfelt

 

 
Théâtre de la Rotonde
1A Rue Jean Catelas
(Bus NC3 Agroparc, arrêt Maria Casares,
(Route de Marseille Avenue Pierre Semard, juste avant la Rocade, sur la gauche)
-mise en - de 50 places depuis le 21-
 
11H
du 21 au 31 juillet 2021
relâche lundi 26
Réservations/ Informations :
06 80 50 43 87
ou resa.larotonde at gmail.com
ou Festival Off

 

          Critique :

Une pianiste joue pour les enfants une sélection d'oeuvres musicales crées par de grands compositeurs classiques sur le thème de"l'enfance et de la nuit", qu'elle a choisie pour illustrer musicalement "La Petite Géante" (livre préféré de sa fille), qu'elle raconte avec des mots et des gestes sur des illustrations très jolies affichées en vidéoprojection, au gré de l'histoire, et des intermèdes musicaux qu'elle joue sur un piano à queue noir.

La conteuse-pianiste accueille les enfants chaleureusement, crée une complicité avec eux en leur parlant, les impliquant par des questions en lien avec l'histoire de "La Petite Géante", puis explique vouloir par ce spectacle (une "commande" de sa petite fille) faire découvrir le pouvoir de la musique comme une autre forme de récit. La musique n'est pas forcément un accompagnement, on peut aussi l'écouter et laisser faire son imagination pour découvrir ce qu'elle exprime. Une suggestion va être faite aux enfants, de dire ce que cette musique leur a évoquée, après l'écoute du premier morceau qu'elle interprète. Une illustration montrait des petits courant dans un champ, ce qui va bien avec la musique jouée, mais la projection s'arrête, pour laisser l'imaginaire se poursuivre par l'écoute simplement des notes.

Après chaque morceau  la jeune femme raconte la suite de l'histoire de cette petite fille et ses poupées, vue par les poupées, le ressentie de leurs vies face à celle qui ne se rends pas compte de leurs -vrais- existences. Les illustrations reviennent pour poser le récit sur une image. C'est la nuit quand tout le monde dort, que poupées et petite fille ont la même taille (Petite Géante rapetisse), ils partent tous ensemble vivre des aventures diverses dehors. La rencontre d'une famille lapin à l'accueil remarquable championne pour faire déguster la meilleure des soupes à l'oignon, une fois qu'on a pu se glisser dans le terrier, un peu petit même pour une poupée doudou, sur les ilustrations d'un coquet intérieur de Famille Lapin prés d'une cheminée et du passage pour y entrer. Il y aura aussi parmi bien d'autres, une rencontre avec le Hiboux, que ces petites poupées doivent fuir, comme des souris.

C'est une très jolie histoire, sur des morceaux musicaux dont certains au fil du récit, claquent à peine retenue, de la force d'un piano à queue, quand l'histoire musicale s'emballe. L'imaginaire peut vagabonder entre récits, images et musique. Plus concert que visuel (le spectacle se transforme à chaque représentation), très bien interprété, donne une leçon d'écoute sur les capacités des notes à donner des informations, former le fil d'une histoire que l'on découvre en l'imaginant à partir de sons qu'on reconnaît, et d'une tonalité de l'ensemble. Une initiation à la musique et l'écoute active, allié à une histoire-conte de fée. Les illustrations, semblables à l'affiche, sont celles du livre (publié aux éditions l'Ecole des loisirs).

Après le spectacle, l'interprète propose de faire découvrir le fonctionnement de son piano, voir les notes actionnées par des archets.
Pour finir, Apéro-Mino, jus de fruits, sirops et bonbons, à l'extérieur prés d'un grand arbre, avec des ballons rouges tout autour.

samedi 24 juillet 2021

 

 

           Résumé :

"La vie des poupées n’est pas toujours si facile qu’on le croit. Obligées le jour de supporter les maladresses d’une « petite géante » qui fait seulement semblant de leur donner à manger, elles sont heureusement libérées la nuit de toute contrainte. Il suffit que la lune descende dans le ciel pour que les enfants rapetissent enfin et retrouvent une taille «normale» : celle de leurs poupées. Enfants et poupées partagent alors leurs aventures à dos de chien, naviguant même dans des chaussures, malgré le marchand de sable qui rôde… De Tchaïkovski à Gubaïdulina, en passant par Debussy, Chostakovitch et Bartók, l'histoire prend vie en musique et en images, avec la projection des illustrations de l'auteur. La pianiste se fait conteuse et emmène les enfants dans un voyage musical à travers les thèmes de l'enfance et de la nuit... "